Thierry Michel Atangana et Titus Edzoa sont enfin libres
Thierry Michel Atangana et Edzoa Titus font partis des pensionnaires de Kondengui qui ont bénéficié de la grâce présidentielle.
Le Français d'origine camerounaise Thierry Michel Atangana, ainsi que le Camerounais Titus Edzoa, ont été libérés. C’est à la suite de la signature d’un décret du Président Paul Biya ce jeudi 20 Février après plus de 17 ans passé dans les bâtiments de la prison centrale de Yaoundé que Thierry Michel Atangana et Titus Edzoa vont connaitre les joies de la liberté.
En 1997, Titus Edzoa, alors ancien secrétaire général à la présidence et bras droit de Paul Biya, claque la porte à ce dernier et devient candidat contre lui aux élections présidentielles. Il est par la suite arrêté et inculpé pour « détournement de fonds publics », entrainant dans sa chute son mentor Thierry Michel Atangana , incarcéré pour les mêmes chefs d’accusations pour 20 ans d’emprisonnement ferme.
En Mai dernier, Le Président français François Hollande adresse une lettre de soutien à Thierry Michel Atangana lui rappelant qu’il jugeait inadmissible la durée de sa détention ensuite vient le tour de l’ONU qui dénonçait les conditions dans lesquelles Thierry était incarcéré.
C’est dans la nuit de lundi 24 Février que les deux amis ont quitté la prison centrale de Kondengui .Thierry Michel Atangana lui a été conduit directement à la résidence de l’Ambassade de France au Cameroun ou il retournera dans les tout prochains jours dans sa famille en France pour retrouver femme, enfants et proches.
Pour Me Dominique Tricaud, l'un des avocats de Thierry Michel Atangana, « après la libération vient maintenant le temps de la demande d'indemnisation ». En décembre dernier à Paris, les avocats de Thierry ont déposé plainte contre trois ministres camerounais pour détention arbitraire. « C'est une affaire dans laquelle la justice camerounaise n'a pas eu son mot à dire, dans laquelle la raison d'Etat a été la seule responsable de la détention arbitraire criminelle de Michel Atangana », plaide Me Tricaud, invitant le Cameroun à « avancer sur le chemin de l'Etat de droit ».


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